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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


Des millions de virus pénètrent notre corps, chaques jours !

Publié par MERLIN sur 19 Juin 2015, 23:17pm

Catégories : #Société

Un virus inconnu présent chez un humain sur deux…

 

 

Il y a tout un monde dans nos boyaux. Le chiffre est souvent donné tellement il est éloquent : on estime que les cellules composant notre corps sont dix fois moins nombreuses que les cellules des micro-organismes (bactéries, champignons, protistes) et les virus qui peuplent notre système digestif. L'étude du microbiote intestinal est en plein boom – on envisage par exemple des greffes de flore pour le traitement de l'obésité ou de maladies inflammatoires de l'intestin – mais, pour faire les choses dans l'ordre, cette exploration passe d'abord par l'identification des espèces qui nous colonisent le colon.

 

 

Il faut bien l'admettre, c'est rempli d'inconnus là-dedans ! Au point que les chercheurs les considèrent comme la "matière noire" de la biologie, à l'instar de la matière noire de la cosmologie, cette importante composante de l'Univers dont on déduit la présence mais dont on ignore la nature. Le moyen le plus simple dont disposent les biologistes pour approcher les peuplades intestinales s'appelle la métagénomique.

 

 

Cela consiste à prendre un bout de milieu naturel (ici des matières fécales...) et à en cataloguer le contenu à partir des génomes qu'on y trouve. Plusieurs travaux de métagénomique ont déjà été consacrés au contenu des intestins et c'est sur ces précédents que s'est appuyée une équipe internationale qui s'est intéressée en particulier au virome intestinal, c'est-à-dire aux séquences génétiques appartenant aux virus, essentiellement des bactériophages (ou phages).

 

 

Ses résultats viennent d'être publiés dans Nature Communications et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont surprenants. Ces chercheurs sont partis d'un tout petit échantillon de douze femmes. Ils ont scruté le matériel génétique présent dans leurs excréments et se sont aperçus que, chez toutes les personnes en question, on retrouvait le génome d'un virus, 97 000 paires de bases ne correspondant à aucune entité connue.

 

 

Un panel de douze individus n'étant pas vraiment représentatif de la population humaine, l'équipe a ensuite passé au crible d'autres articles de métagénomique ayant œuvré sur des centaines d'Homo sapiens provenant de divers continents et elle a notamment fouillé dans ces résultats de travaux dont on ne sait trop que faire et que l'on range dans le fourre-tout baptisé "Inconnus". Comme le souligne, non sans une certaine ironie, l'étude de Nature Communications, "tout le monde est d'accord pour dire que les inconnus sont importants, cependant ceux-ci sont en général ignorés"...

Des millions de virus pénètrent notre corps, chaques jours !

La surprise vient du fait que ce génome de virus était systématiquement présent chez toutes les populations humaines testées. D'après les extrapolations effectuées par les chercheurs, un humain sur deux abriterait ce phage. "Cette observation, dit l'étude, s'élève contre l'opinion communément admise que le virome intestinal est unique à chaque individu et elle suggère que quelques phages pourraient être fréquents chez les humains de par le monde." Etant donné qu'on ne le trouve pas chez les très jeunes bébés, on suppose que ce virus s'invite dans l'appareil digestif au cours de l'enfance.

 

 

"Pour autant qu'on puisse en juger, explique l'un des auteurs de l'étude, Robert Edwards, chercheur à la San Diego State University, il est aussi vieux que le sont les humains." Ainsi que l'explique un autre co-auteur, John Mokili, lui aussi de la San Diego State University, "il n'est pas inhabituel de partir en quête d'un nouveau virus et d'en trouver un. Mais c'est très inhabituel d'en trouver un qui soit commun à tant de gens. Il est étrange qu'il ait échappé si longtemps au radar."

 

 

Pour le moment, baptisé crAssphage (en référence au programme dit de "cross-assembly" qui a permis de déterminer sa présence), ce virus reste en quelque sorte virtuel. On sait qu'il est là, quelque part dans les intestins de milliards d'humains, mais on n'a pas encore vraiment mis la main dessus. Une fois qu'il sera isolé, les chercheurs espèrent déterminer à quelle bactérie de la flore intestinale il s'en prend et si cette attaque est bénéfique ou pas pour les hôtes.

 

 

Source : Passeur de sciences.blog

 

 

Rien d’étonnant à tout cela, puisque comme nous l’avions vu dans ce sujet Nous sommes 10% Humain, et 90% Bactérie...

 

 

Et à ce propos, savez-vous combien de virus inhalons-nous chaque minute ?

Des millions de virus pénètrent notre corps, chaques jours !

Ils sont partout. Et même s'ils n'appartiennent officiellement pas à la grande famille du vivant, l'étude des virus est une des dernières frontières dans l'exploration biologique de la Terre, tant leurs interactions avec les plantes, les animaux ou les bactéries sont importantes, au point qu'on les retrouve même dans le matériel génétique de ces organismes.

 

 

 

Ils sont partout et l'on se souvient, au moment de la grande panique de la grippe A (H1N1) de 2009, de cette course aux masques de protection : parce que si on peut se laver les mains, nettoyer fréquemment les objets du quotidien, briquer les poignées de portes, il est un peu plus compliqué de récurer l'atmosphère. Mais pour répondre à la question "combien de virus inhale-t-on chaque minute ?", encore faudrait-il savoir quelles sont la taille et les caractéristiques de cette population invisible présente dans l'air qui nous entoure.

 

 

 

Peu de recherches ont été effectuées sur l'écologie microbienne de l'air, la manière dont les communautés virales évoluent au fil du temps et interagissent avec leur environnement. Notamment parce qu'il était jusqu'ici techniquement ardu de réaliser des comptages et des identifications fiables d'éléments inférieurs au micromètre. Avec l'avènement des technologies de la métagénomique, ces difficultés sont en train de s'atténuer.

 

 

 

La métagénomique, c'est un procédé qui consiste à étudier le contenu d'un milieu naturel donné (un litre d'eau de mer, un échantillon de sol, de fèces humaines, etc.) à partir des génomes qu'on y trouve. Et donc, dans un article paru dans le numéro d'août du Journal of Virology, une équipe sud-coréenne vient de faire la première analyse métagénomique de l'atmosphère au niveau du sol.

 

 

 

Sachant que les conditions extérieures (comme la température, l'humidité, la luminosité mais aussi l'exploitation du terrain par l'homme) peuvent influer sur les virus, ces chercheurs ont, plusieurs mois durant, travaillé sur trois sites différents : un quartier résidentiel de Séoul, une forêt et un complexe industriel. Leur expérimentation consistait à capturer, dans un piège constitué d'une sorte de filtre liquide, tous les éléments inférieurs au micromètre, à les nettoyer, à en extraire l'ADN et à comparer les séquences obtenues avec des banques de données virales.

 

 

Résultat : dans un mètre cube d'air, on trouve entre 1,7 et 40 millions de virus !

Des millions de virus pénètrent notre corps, chaques jours !

Pour les bactéries, la fourchette est plus basse : entre 860 000 et 11 millions d'individus par mètre cube. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la largeur des fourchettes n'est pas liée aux sites de collecte mais aux saisons auxquelles les relevés ont été effectués. Le nombre de virus présents dans l'atmosphère a monté pendant l'hiver, atteignant un pic en janvier, et a ensuite chuté à l'approche du printemps.

 

 

Pour répondre à la question qui fait le titre de ce billet, il faut savoir qu'au repos, un adulte pompe en moyenne 10 litres d'air par minute (cela peut être bien supérieur lors d'un effort avec, par exemple, 50 litres lors d'un footing). Si l'on reprend les chiffres de l'étude, on s'aperçoit qu'à chaque minute qui passe, entre 17 000 et 400 000 virus pénètrent dans nos poumons. De quoi pousser un hypocondriaque à cesser de respirer... Ou, en tout cas, à bouger le moins possible : la ventilation augmentant avec l'effort physique, on peut facilement inhaler 2 millions de virus à la minute lors d'un footing.

 

 

Ceci dit, ces chiffres ne constituent finalement pas l'aspect le plus impressionnant de cet article, scientifiquement parlant. Les chercheurs sud-coréens ont identifié une douzaine de familles de virus, avec une bonne proportion de Geminiviridae, ce qui est plutôt logique étant donné que ces derniers provoquent de nombreuses maladies de plantes et que, pour cette étude, l'essentiel de la collecte s'est faite en été.

 

 

Mais en réalité, les plus nombreux des virus, et de loin, étaient... des inconnus.

 

 

 

Plus de la moitié des séquences génétiques analysées ne figuraient dans aucune base de données, l'essentiel étant des virus à simple branche d'ADN, comme les Geminiviridae. Ce qui fait conclure aux auteurs de l'étude que l'atmosphère est un réservoir de virus encore largement inexploré et qu'il serait temps de s'y intéresser, notamment pour identifier des entités susceptibles de s'attaquer aux cultures... et aux hommes.

Comme toujours c'est à vous de juger...

 

 

   
 
 
Commenter cet article

crami25 13/07/2015 22:51

C'est tout un monde..;

birgith 22/06/2015 13:41

C'est logique, notre corps étant composé des différentes traces des éléments du sol, dont nous avons besoin pour le maintenir en état; il ne peut en être autrement. Le bol alimentaire, de nos intestins, n'est que l'expression d'une forme différente de la terre , qui nous apporte la chaleur, un peu comme un volcan. Donc si nous détruisons la terre, nous mourrons avec elle. Je pense que les virus et les bactéries font partis du processus de la vie car il faut une forme positive et une négative pour garder l'équilibre des choses. Je ne suis pas une chercheuse quelconque, j'ai juste la possibilité d'avoir un esprit ouvert sur la réalité du monde il suffit de voir pour croire.