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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


Dessalement, bientôt la mer à boire…

Publié par MERLIN sur 2 Septembre 2008, 06:00am

Catégories : #Insolite

Dessalement, bientôt la mer à boire… 

 

L'eau douce va se faire rare ?

Nous boirons l'eau de mer dessalée.

 

C'est déjà ce que font les habitants des pays du golfe Persique et de la côte californienne...



Et même les Européens, qui s'équipent de gigantesques unités pompant de l'eau de mer pour la transformer en eau potable. Mais cette solution reste chère, ne serait-ce que par les grandes quantités d'énergie qu'elle demande.

 

 Barcelone sous perfusion…

 

Cet été, les habitants de Barcelone se rafraîchissent le gosier avec l'eau de Marseille. À sec, la capitale catalane a dû faire appel à l'approvisionnement extérieur pour étancher la soif de ses habitants ; l'eau potable arrive par bateau directement depuis le port français et depuis les usines d'eau potable du sud de l'Espagne.

 

Une situation temporaire, car d'ici la fin 2009, l'usine de dessalement construite par Degrémont – une filiale de Suez Environnement – sera opérationnelle. Cette unité, qui dessalera l'eau de mer à travers des membranes filtrantes, fournira à la ville 200 000 m³ d'eau par jour, l'équivalent de la consommation d'eau d'1,3 million d'habitants.

   

 Selon Global Water Intelligence, la production devrait doubler dans les huit ans

 

 

La situation de Barcelone va devenir banale. Avec la raréfaction des ressources d'eau potable, si rien n'est fait, d'ici 2025, 4 milliards d'êtres humains, c'est-à-dire la moitié de la population du globe, seront confrontés à un déficit en eau. L'humanité devra donc se tourner vers une réserve quasi inépuisable, la mer.

 

Les mers et les océans représentent 97% des eaux de la planète, et 40% de la population mondiale habite à moins de 70 km des côtes. Mais bien que l'eau de mer soit une ressource inépuisable, elle contient entre 20 et 50 grammes de sel par litre, soit 1 000 fois plus que la limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour pouvoir être consommée sans risque. Il faut donc la dessaler.

  

Le Moyen-Orient plébiscite l'eau de mer…

 

Cette solution, naguère cantonnée aux navires, aux îles et surtout aux pays du golfe Persique, est en train de gagner l'ensemble de la planète. Certes, le Moyen-Orient concentre encore 51% des capacités de dessalement du globe, mais les États-Unis, l'Australie, l'Espagne, l'Algérie installent d'immenses usines...

 

Alors que les capacités mondiales d'eau dessalée s'élevaient à seulement 6 millions de m³/j en 1980, elles représentent aujourd'hui 52 millions de m³/j (0,9% de la consommation d'eau potable). Un chiffre qui devrait doubler d'ici 2016, selon Global Water Intelligence, un cabinet d'expertise internationale sur les industries de l'eau.

 

Deux physiques s'affrontent

  

Le procédé de distillation à effet multiple…

 

Distillation ou filtration ?

Pour dessaler l'eau de mer, deux voies sont possibles. La première est aussi la plus ancienne. Aristote a décrit le principe de la distillation au IVe siècle avant Jésus-Christ, Abélard de Bath en a fait l'expérience au XIIe siècle en chauffant de l'eau de mer, et les marins s'en sont servi pour dessaler l'eau sur leurs bateaux.

 

Le principe est simple, il repose sur un changement de phase. L'eau de mer chauffée se vaporise, laissant les sels dissous dans la partie liquide. Ce phénomène, qui est aussi à la base du cycle des nuages et de la pluie, l'industrie s'en est emparé en le concentrant dans l'espace et le temps.

 

Dans une usine de dessalement fonctionnant par distillation, l'eau de mer est vaporisée, déposant les sels et les impuretés qu'elle contient. Une fois condensée, l'eau distillée, liquide, est exempte de sels. Cette solution, qui demande de grandes quantités d'énergie et de chaleur, est surtout valable si elle est adossée à une centrale électrique, capable de fournir ces deux éléments indispensables.

 

  

Osmose et osmose inverse…

 

L'autre solution passe par les membranes d'osmose inverse. Ce sont en fait des films de polyamides semi-perméables à l'eau. Leurs pores sont minuscules : moins d'un nanomètre de diamètre. Une taille qui entraîne une sélection drastique. Seules les molécules d'eau traversent la membrane. Même les sels dissous ne passent pas, et encore moins les impuretés (virus, micro-organismes, particules solides) contenues dans l'eau.

 

Là encore, le procédé industriel s'inspire de la nature, où l'osmose est un phénomène essentiel aux équilibres biologiques. À l'aide d'une forte pression (70-80 bars, soit la force exercée par une colonne d'eau de 70 à 80 mètres), on « force » le passage de l'eau salée à travers la membrane, depuis le côté le plus chargé en sel vers l'eau douce.

 

Mais les membranes sont extrêmement fragiles. Elles se colmatent facilement si l'eau de mer contient trop d'impuretés. Si la matière s'accumule à la surface de la membrane, elle bouche les pores et rend le polymère inefficace. C'est pourquoi l'eau doit impérativement être traitée avant d'être filtrée par les membranes.

 

Malgré cette étape préalable – le prétraitement – le dessalement par osmose inverse nécessite moins d'énergie que la distillation, et il s'impose souvent, dès que l'usine de dessalement n'est pas couplée à une centrale électrique.

 

L'Espagne, l'Australie, Israël ont ainsi misé sur d'immenses unités de distillation par osmose inverse.

 

Au total, 61% des nouveaux projets de dessalement utilisent la filtration.

 

Le meilleur des deux...     

  

Quel est le coût de ces procédés ?

 

Pour l'heure, l'eau dessalée ne représente que 0,9% de notre consommation d'eau potable. Mais face aux pénuries en eau douce, qui seront de plus en plus importantes, cette part va augmenter. À condition que les villes ou les États qui veulent s'équiper puissent se le permettre.

 

Même si son coût a été divisé par dix en vingt ans, pour flirter aujourd'hui avec la barre des 1 dollar par mètre cube, le dessalement coûte cher, trop cher encore pour les pays qui souffrent le plus cruellement du manque d'eau. Pour preuve, l'usine de dessalement qui sera installée à Barcelone représente un investissement de 159 millions d'euros.

   

Quant à la dépense énergétique que suppose le fonctionnement d'une telle structure, elle est immense. La distillation requiert d'énormes quantités de vapeur et d'électricité. Plus de 100 kg de vapeur et entre 2 et 5 kWh pour produire un m³ d'eau distillée. Quant à l'osmose inverse, la pression exercée sur l'eau de mer qui est filtrée par la membrane demande elle aussi de grandes quantités d'électricité, entre 4 et 5 kWh par mètre cube. Une équation difficile à résoudre à l'heure des économies d'énergie.    

    

   

Le dessalement n'est pas la seule solution possible …

 

L'autre obstacle est environnemental. Les usines de dessalement prélèvent de grandes quantités d'eau de mer et rejettent une saumure deux fois plus concentrée en sel (50-80 g/l).

 

Pour l'heure, ces rejets se diluent très rapidement dans l'eau de mer et ils ne semblent pas avoir d'impact sur les écosystèmes. Et les 51 millions de m³ rejetés par jour ne sont qu'une goutte d'eau à l'échelle des mers et des océans.

 

Mais que se passera-t-il si nous utilisons massivement le dessalement ?

 

C'est l'une des questions posées en avril dernier par le Conseil national de la Recherche des États-Unis. Cette antenne de l'Académie des sciences américaine considère sérieusement le dessalement comme une solution réaliste pour alimenter les populations en eau potable.

 

Ses préconisations :

poursuivre les recherches pour réduire la consommation énergétique de ces technologies et évaluer l'impact réel sur l'environnement avant que la mer ne soit devenue notre principale source d'eau potable. Une perspective pas si lointaine.

 

Source : Giga presse.

 


J’ai bien aimé la dernière phrase de Yann Arthus Bertrand, dans son émission vue du ciel, sur les fleuves.

 

Il disait ceci en gros :

 

Vous pouvez salir l’eau, la polluer, la contaminer(…), elle ressortira toujours, plus tard à un autre endroit, propre et nettoyée de toutes impuretées, et cette eau que nous buvons aujourd’hui, c’est celle que nos ancétres ont bu bien avant nous, et cette même eau sera celle que nos petits enfants boiront après nous.

C’est la même eau, qui suit son cycle...

 

Je trouve ça génial, et je n’y avais jamais pensé auparavant, et vous ?
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crami25 01/03/2010 15:18


Il est vrai que dans toute cette machinerie de la vie, l'eau passe et repasse dans un service multiple, pour nous apporter l'essentiel.

En remerciement, l'homme pollue dans un suicide à long terme. Mais qui s'en préoccupe ?

Il faut Espérer qu'un jour, la science passe en priorité l'intérêt vital, avant l'aspect financier des capitalistes, par l'approbation et la divulgation de nouvelles énergies disponiblent en
secret, à l'heure actuelle, dans un développement nouveau de solution pratique.





Fanny 04/02/2009 16:19

Bonjour,J'étais venue faire des rechreches pour un TP de S-P et je suis tombée sur votre site. Je le trouve vraiment bien, la musique va parfaitement avec le reste. Et j'ai pu trouver les informations qu'il me fallait. C'était juste pour vous "felliciter"..Aurevoir et bonne continuation.

Decelle 30/09/2008 18:45

juste pour info on dit désalinisation pour le "désalement" des eaux de mer ;)

pepsi max 17/09/2008 22:26

est ce que la coca sera aussi fait avec de l'eau de mer dessalée ?

UN chouka 02/09/2008 08:00

Une colone d'eau de 10,33 M=1Bar ?De l'eau dans une enceinte hérmétique,meme mélée a d'autres éléments ,s'évapore a température ambiante et bien sur mieux encore ,en élévant la température de celle ci ,si nous faisons et maintenons un vide poussé(sous la pression atmosphérique ) .Pratique d'asèchement des circuits ou matèriel divèrs .Il y a aussi le "piégeage" de l'eau avec un refroidissement de l'ambiance (rosée ,ou congélation )ETC.................