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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


Tout ce qu'il nous reste à découvrir…

Publié par MERLIN sur 4 Octobre 2008, 06:17am

Catégories : #Notre Terre...


Tout ce qu'il reste à découvrir…

 

Difficile pour les chercheurs de comptabiliser les espèces du monde animal et végétal sous-marin tant les découvertes se succèdent rapidement.

 

L'océan, combien de familles, genres, espèces ?

Voilà de quoi se noyer. Des estrans fréquentés tous les jours par les pêcheurs à pied jusqu'aux fosses abyssales, des pans entiers du monde animal et végétal marin demeurent inconnus.



Une communauté mondiale évaluée à un peu plus de 2 000 chercheurs tente de faire avancer les frontières de la connaissance. Avec beaucoup de difficultés.

 

Reclasser les espèces…

 

Pour incroyable que cela puisse paraître, le nombre exact d'espèces marines décrites et nommées n'est pas exactement établi. La dernière évaluation effectuée en 2006 par Philippe Bouchet, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle, propose une fourchette allant de 250 000 à 274 000 espèces connues.

 

A cette choquante imprécision pour un domaine scientifique, plusieurs explications. Sur la cinquantaine de taxons (poissons, mollusques, échinodermes, annélides, etc.) répertoriés, certains sont bien balisés, d'autres moins. Ainsi, le chiffre de 110 espèces de mammifères marins est solide.

 

Pour les poissons, cela se corse avec un total de 14 673 espèces pour Brian Groombridge et Martin Jenkins (université de Cambridge, Royaume-Uni) en 2000, porté à 16 475 par Philippe Bouchet six ans plus tard. Et pour les autres taxons, c'est carrément le grand flou.

 

Les crustacés, 38 000 ou 45 000 ? Les mollusques 52 000 ou 75 000 ? Depuis deux cent cinquante ans que l'on classe le monde vivant, les erreurs d'appréciation et les descriptions hâtives abondent. Certaines espèces ont ainsi plus d'une dizaine de noms scientifiques !

 

La construction de bases de données fiables et Internet réduisent ces approximations, mais il faut aussi compter avec les progrès de la génétique moléculaire qui imposent de revoir nombre de classements.

 

Ainsi, après avoir cru pendant des décennies qu'il n'existait qu'une seule espèce du coquillage utilisé dans les spaghetti alle vongole, les analyses génétiques montrent qu'il faut désormais distinguer l'espèce méditerranéenne (Chamelea gallina) de celle de l'Atlantique (Chamelea striatula) !


Les progrès sont en tout cas très lents. En excluant les doubles descriptions effectuées de bonne foi par les scientifiques, Philippe Bouchet estime qu'on définit entre 1 300 et 1 500 espèces par an, tous taxons confondus.

 

Faire de la place aux nouvelles…

 

Au-delà de ce monde déjà mal connu, il reste un monde immense à découvrir, des vertébrés jusqu'aux micro-organismes. Même si les estimations sont souvent exagérées. En 1992, des chercheurs américains ont ainsi répertorié 798 animaux différents dans un chalutage effectué à 2 100 mètres de profondeur au large du New Jersey.

 

Par extrapolation, ils en ont déduit que, à plus de mille mètres, les fonds marins censés être pauvres en vie contenaient au moins dix millions d'espèces...

 

Autre évaluation : les océans compteraient 1 million d'espèces de nématodes, ou bien encore une goutte d'eau de mer contiendrait 160 bactéries différentes ! Même s'il faut rester prudent, les expéditions scientifiques de collecte comme celle ayant eu lieu sur l'île d'Esperitu Santo, dans le Pacifique sud, en 2007, démontrent qu'il suffit presque de se baisser pour faire des découvertes. 

 


Dès lors, pour tenter de quantifier l'effort à accomplir, Philippe Bouchet est parti de l'inventaire le plus solide au monde, celui des eaux européennes. Le registre européen des espèces marines édition 2006 répertorie 29 713 animaux dont 1 349 poissons. Sur cette base, il est vraisemblable qu'il y aurait au minimum entre 1,4 et 1,6 million d'espèces marines inconnues.

 

Au rythme actuel de la science, il faudra entre 250 et 1 000 ans pour espérer en faire le tour.

En attendant, les dernières trouvailles dessinent un bestiaire totalement inédit.

 

Un récif corallien inconnu…

 

Les pêcheurs brésiliens qui mentionnaient la capture de poissons et de coraux au large de l'archipel d'Abrolhos, sur la côte sud du Brésil, ont eu raison d'alerter les scientifiques de l'association Conservation International. Les plongées ont révélé des récifs coralliens entre 15 et 200 kilomètres de la côte, à une profondeur variant de 20 à 73 mètres, ont annoncé les chercheurs lors du Coral Reef symposium qui s'est tenu à Fort Lauderdale (Etats-Unis) en juillet.

 

Intacts, ces milieux se révèlent d'une extrême richesse tant en coraux qu'en poissons ou mollusques.

Cette découverte double la surface des récifs coralliens brésiliens, rares car à cet endroit, le plateau continental est très étroit. Rares mais précieux : ces eaux sont en effet riches en espèces comme le genre Mussismilia, des coraux en forme de champignons présents sur la Terre depuis l'ère tertiaire et qu'on ne trouve plus qu'au large du Brésil.

 

Cette découverte doit beaucoup aux nouvelles techniques de plongée avec bouteilles et notamment au mélange de gaz trimix qui permet de descendre toujours plus profond, plus longtemps. Le souci des chercheurs est désormais de préserver ce joyau menacé par les pollutions d'un continent très proche et par le réchauffement climatique.

 

 

L'empire du ver Osedax…

 

Quand les baleines meurent, leurs corps coulent dans les abysses. Les poissons des profondeurs se nourrissent des chairs et quand il ne reste plus que les os, apparaît... Osedax.

 

Ce ver en forme de tube de 2 à 5 millimètres découvert en 2002 en baie de Monterey (Californie) par 2 891 mètres de fond est doté d'une racine qui lui permet de forer les os, ouvrant la porte à des bactéries spécialisées dans la dégradation de composés organiques complexes. Ces micro-organismes vont nourrir en retour le ver.

 

Cette association symbiotique dans un milieu sans oxygène et sulfuré similaire à celui des sources hydrothermales est unique dans le monde animal. Les scientifiques s'intéressent d'autant plus au genre Osedax (dont quatre espèces seulement ont été décrites) que sa vie sexuelle est elle aussi originale.

 

Le tube est en effet la femelle qui abrite en son sein plusieurs dizaines de mâles nains. Cette configuration permet au ver de ne pas se préoccuper de chercher un partenaire pour voyager loin.

Et Osedax apparaît dans tous les océans à toutes les profondeurs pour exploiter les squelettes.

 

Comment se déplace-t-il ?  Mystère.

Mais, il s'installe dès qu'un os est à découvert.

La preuve ?  Des chercheurs de l'Ifremer en ont attiré dans des pièges en les appâtant avec de la farine de poisson et même des os de... bovins !

 

 

Tortues à contre-courant…

 

Les tortues vertes (Chelonia mydas) n'ont pas peur des eaux froides du cap de Bonne- Espérance et passent cet obstacle géographique et climatique sans souci. Les deux groupes vivant en Atlantique et dans l'océan Indien seraient donc en train de se mélanger. C'est ce qui ressort de l'étude de l'ADN mitonchodrial qui permet de retracer les relations généalogiques entre individus par la voie maternelle.

 

288 femelles capturées en 2006 aux abords de dix sites majeurs de ponte dans le canal de Mozambique entre l'Afrique et Madagascar ont présenté des patrimoines génétiques très différents : au sud du canal, on a trouvé des tortues typiques de l'Atlantique, au nord, des tortues du nord de l'Indo-Pacifique. Ainsi, la tortue verte est le seul animal, avec le requin- marteau, à pouvoir passer de l'Atlantique à l'océan Indien. Pour toutes les autres espèces, ce passage se fait à l'état larvaire dans l'autre sens, du fait de l'orientation des courants.

 

Cette présence date-t-elle de changements de températures vieux de plusieurs dizaines de milliers d'années, ou bien est- elle récente ?

 

C'est un phénomène nouveau, estiment les chercheurs de l'Ifremer de la Réunion, auteurs de l'étude. Si l'on distingue encore les deux populations, c'est seulement parce qu'elles auraient du mal à se mélanger du fait de la configuration des courants dans le canal du Mozambique. Les tortues atlantiques ne vont pour l'instant pas plus haut.

Pour la tortue verte, en danger d'extinction, c'est une bonne nouvelle car ce début de brassage génétique peut lui permettre de mieux s'adapter aux évolutions de l'environnement.

 

Des poissons sans nom dans nos assiettes…

 

Tous les jours en Bretagne, des poissons sont capturés, débarqués et vendus sans qu'ils aient été décrits et nommés par la science ! Ce sont principalement ceux des grandes profondeurs, et notamment les chimères, cette classe des chondrichtyens, poissons aux squelettes cartilagineux, dans laquelle l'on retrouve également les raies et les requins.

 

Ces animaux qui étaient rejetés sont aujourd'hui commercialisées surtout pour la restauration collective. «Or nous n'avons pas fini de décrire et nommer ces espèces, déplore Samuel Iglesias, chercheur à la station de biologie marine de Concarneau (Muséum national d'histoire naturelle). Seule Chimera monstrosa a été publiée, les autres espèces sont en cours.»

 

Mais il y a pire. Sur nos étals, on trouve des raies en danger d'extinction car abusivement classés avec d'autres. Avec leurs 2,50 m d'envergure, les raies pocheteaux sont les plus grandes Rajidae du monde (la raie manta est de la famille des Myliobatidae).

Une erreur de classement commise en 1929 a regroupé tous les pocheteaux sous le même nom scientifique Dipturus batis. Or, il existe deux espèces, différenciées par leur âge et leur taille de maturité, la couleur de leur iris et la forme de leur museau, que seuls les spécialistes reconnaissent.

 

Vivant paisiblement sur les fonds, les pocheteaux sont très faciles à pêcher. En 1964, la criée de Concarneau en voyait passer 1 100 tonnes. L'an dernier, 45 tonnes seulement ont été commercialisées, dont 0,5% de taille adulte. Et l'une des deux espèces, à maturité tardive, est extrêmement menacée. L'équipe de Samuel Iglesias s'occupe de corriger l'erreur pour inciter à mettre en oeuvre des mesures de sauvegarde.

 

Source : Sciences & Avenir

 

 

Un réservoir de virus cachés…

 

Ils sont invisibles et pourtant ils sont, de loin, le groupe le plus abondant dans l'océan :

ce sont les virus marins, infimes particules de seulement 50 à 200 nanomètres, dont la concentration peut atteindre 10 puissance 10 particules par litre - 5 à 25 fois plus que les bactéries...

 

Une étude publiée le 28 août dans Nature montre que ce «virioplancton» joue un rôle clé dans les écosystèmes marins. Des données recueillies dans 232 échantillons de sédiments marins, les infections virales y tuent 80% des organismes unicellulaires. La vitalité des virus libère ainsi plus de 630 millions de tonnes de carbone par an dans les profondeurs océaniques, y injectant une dose significative de nutriments organiques.

Les virus assurent aussi la régulation des populations, garante de la diversité biologique du bactérioplancton et du phytoplancton.

 

Source : Sciences & Avenir.
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crami25 16/05/2011 02:59



J'arrête pas de le dire et je confirme ici avec ce sujet tout approprié.


 


Nous sommes loin de connaitre toutes les espèces vivantes de notre terre.