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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


Pourquoi des fourmis se «suicident»-elles... ?

Publié par MERLIN sur 27 Octobre 2008, 08:38am

Catégories : #Insolite

 

Évoquer le «suicide» d'une fourmi est, bien sûr, une façon de parler. Les animaux ne se suicident pas. Pas plus les fameux lemmings, ces petits rongeurs scandinaves, que les scorpions qui se piqueraient avec leur dard.


           
Les lemmings se déplacent en groupe et nagent très bien. Quand ils arrivent devant une rivière ou n'importe quel plan d'eau, ils y plongent pour traverser. Le seul problème du lem­ming est qu'il ne sait pas faire la différence entre un plan d'eau fermé et l'océan.

C'est pourquoi on a pu voir des groupes de lemmings sauter dans la mer et y nager jusqu'à épuisement. Et le scorpion pour sa part se recroqueville s'il est menacé par des flammes, don­­nant l'impression de se piquer, ce qui n'aurait aucune conséquence né­faste car il est immunisé contre son propre venin.


Mais dans les cas qui vont nous intéresser, il y a tout de même très clairement plus que des conduites à risques. Sous certaines influences, des animaux peuvent carrément s'offrir en sacrifice à leurs prédateurs. Et tout cela parce que des parasites ont pris les commandes. C'est le cas d'un ver plat, la petite douve du foie (Dicrocoelium dendriticum).

Comme tous les vers de ce groupe des « trématodes », cet invertébré a un cycle de vie complexe qui nécessite qu'il soit hé­bergé, à différents stades, par trois hôtes-animaux. Le tout dans un ordre bien précis. Et comme si cela ne suffisait à lui corser la tâ­che, il va lui falloir imaginer les moyens de passer d'un hôte à l'autre, en l'occurrence l'escargot, la fourmi et le mouton.


Prenons un mouton infecté. Ses excréments vont contenir des œufs du parasite. Il est relativement facile, une fois au sol, de faire passer par là un escargot qui va donc se faire infecter. Les œufs vont devenir des larves, appelées cercaires. Elles se placent dans les petites bulles de mucus du système respiratoire de l'escargot.

Celui-ci va en expectorer. Voici nos larves de nouveau au sol. Pas de grandes difficultés donc à se trouver sur le chemin de fourmis. Celles-ci, en mangeant ce mucus, vont être infectées. La larve va de nouveau se transformer (en métacercaires).

Le problème à ce stade est que la larve est moins mobile. Il n'y a donc pas de voie de sortie simple. Et si le parasite tuait la fourmi, il n'aurait que très, très peu de chances d'achever son cycle dans son troisième animal-hôte, le mouton.

Et c'est là que ce petit ver va réaliser un exploit renversant. La petite douve va, on ne sait trop comment, prendre le contrôle de l'énorme (à son échelle de minuscule larve) fourmi et l'obliger à effectuer des manœuvres quasi-suicidaires.

Le foie du mouton comme dernier refuge...

La fourmi parasitée va ainsi grimper sur un brin d'herbe, s'installer en haut, et, laissant tomber toutes ses autres tâches de fourmi, attendre des heures qu'un mouton vienne l'avaler par inadvertance en broutant son repas de végétarien. Si cela ne marche pas, la douve permet à la fourmi de reprendre un temps ses occupations avant de la faire remonter sur un autre brin d'herbe.

Tous les vers ne réussissent pas, bien sûr, à faire croquer «leur» fourmi. Mais en cas de succès, une fois ingérée par le mouton, la douve va se loger dans son foie, y faire des œufs qui seront rejetés. En attendant un escargot…

Ce n'est pas le seul exemple de parasite qui manipule un animal. Ainsi, une espèce de petite crevette du Languedoc-Roussillon, le gammare, adopte un comportement aberrant lorsqu'elle est parasitée par un autre petit ver (Microphallus papillorobustus).

Ce­lui-ci oblige le crustacé à non seulement venir près de la surface, plutôt que de rester protégé plus profond, mais également à s'agiter en tout sens pour se faire remarquer. Et se faire avaler par un oiseau. C'est que notre petit ver doit passer d'un hôte aquatique (le gammare) à un hôte aérien (l'oiseau). Il y a vraiment des parasites qui sont bien plus que de simples pique-assiettes.

                           Une fourmi parasitée va grimper sur un brin d'herbe, s'installer en haut, et, laissant tomber toutes ses autres tâches de fourmi, attendre des heures qu'un mouton vienne l'avaler par inadvertance.
Une fourmi parasitée va grimper sur un brin d'herbe, s'installer en haut, et, laissant tomber toutes ses autres tâches de fourmi, attendre des heures qu'un mouton vienne l'avaler par inadvertance. 



Pour en savoir plus : «La Malédiction du cloporte», Christine Coustau et Olivier Hertel, Éditions Tallandier. Et l'incontournable «Les Associations du vivant, l'art d'être parasite», du Pr Claude Combes, Éditions Flammarion.

Source: Figaro

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crami25 28/02/2010 03:42


Les insectes et autres minuscule bébêtes, ont plein de chose à nous apprendre.

Reste à voir le rapport avec des ovnis....

Peut-être les rods.


UN chouka 27/10/2008 14:13

Parmis les innombrables parasites,il y en un qui a retenu mon attrention .Le ver solitaire a tete crochue , est tout de meme incroyable j"ai l'impression .Il occupre toute la longueur du tube digèstif a ârtir de la sortie de l'èstomac pour ne" rapporter "que des oeufs a la sortie ,et ses anneaux ne sont meme pas dèstinés a nourrir son hote ,je crois .Que communique t'il donc a son hote,dont il est possible qu'il soit attaché (prendre soin de lui ? ;-)Des quèstions comme celle ci ne doit pas etre unique ?