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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


Le plus grand intellectuel vivant : " je n’ai jamais rien vu de tel "…

Publié par MERLIN sur 1 Septembre 2010, 15:22pm

Catégories : #Société

 

Les intérêts de la population diffèrent de ceux de l'élite…

 

 

Noam Chomsky professeur émérite de linguistique au MIT ( Massachusetts Institute of Technology ) où il a enseigné toute sa carrière, nous dit : sur l’état d’esprit qui règne aux États-Unis : « je n’ai jamais rien vu de tel »…

 

 

Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis. La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent.

 

Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun.

 

Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de “progressiste” aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ».

 

En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

 

« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire.

 

Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’adresse. »

 

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente.

 

Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible.

 

Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

 

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus désespérées que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques.

 

Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

 

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. ».

 

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif.

 

Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il  pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

 

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque.

 

C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky.

 

Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

 

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

 

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

 

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes.

 

Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

 

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans.

 

C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage.

 

Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

 

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas.

 

Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance.

 

Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années.

 

Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

 

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

 

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups.

 

Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

 

Source : Chris Hedges / TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS http://www.truthdig.com/report/item/noam_chomsky_has_never_seen_anything_like_this_20100419/

 

Traduction VD pour le Grand Soir.

 

Stanley Cohen, professeur de sociologie à la LSE, explique que Chomsky ne cherche pas à s'adresser aux puissants qui savent très bien ce qu'il en est, mais aux gens ordinaires qui ont besoin d'être mieux informés pour agir.

 

Il considère que « les intellectuels qui gardent le silence à propos de ce qu'ils savent, qui se désintéressent des crimes qui bafouent la morale commune, sont encore plus coupables quand la société dans laquelle ils vivent est libre et ouverte. Ils peuvent parler librement, mais choisissent de ne rien en faire. »

 

Pour Jean Bricmont, qui a co-dirigé un « Cahier de L'Herne » consacré à Chomsky, « dans un monde où des cohortes d’intellectuels disciplinés et de médias asservis servent de prêtrise séculière aux puissants, lire Chomsky représente un acte d’autodéfense. Il peut permettre d’éviter les fausses évidences et les indignations sélectives du discours dominant ».

 

La Revue internationale et stratégique, dans un compte rendu de son recueil d'articles publié sous le titre ‘’ De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis ‘’, souligne que « Chomsky permet au lecteur de tenir une réflexion critique sur les discours officiels, de ne pas se soumettre à la pensée dominante ».

 

Les principaux médias participent au maintien de l'ordre établi…

 

Pour l'universitaire Jeffery Klaehn, qui a dirigé en 2005 un livre consacré au « modèle de propagande », Le modèle proposé par Chomsky, et vivement débattu et contesté par le passé, est aujourd'hui encore plus pertinent qu'il ne l'était à l'époque de sa genèse au vu de la « globalisation de l'économie et du pouvoir et de l'infuence croissants des grandes multinationales » face à l'« impuissance croissante d'une vaste majorité de la population mondiale ».

 

Noam  Chomsky a été reconnu « plus grand intellectuel vivant » par un sondage organisé et publié en 2005 par les magazines Prospect (britannique ) et Foreign Policy (américain). Il a réagi en déclarant qu'il ne faisait pas très attention aux sondages.

 

En conclusion je reprendrais quelques pensées de cet article :

 

Chomsky permet au lecteur de tenir une réflexion critique sur les discours officiels, de ne pas se soumettre à la pensée dominante.

 

Lire Chomsky représente un acte d’autodéfense. Il peut permettre d’éviter les fausses évidences et les indignations sélectives du discours dominant.

 

Ne prenons pas nos présomptions pour des faits acquis. Commencons par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcons la à se justifier…

 

Comme toujours c’est à vous de juger…

 

 

Commenter cet article

crami25 19/07/2011 05:27



« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui
»


 


Eh bien si c'est vrai, je ne peux que plébisciter à le connaitre.



Anselme 10/10/2010 16:13



Chomsky le plus grand intellectuel vivant ? Faudrait voir à rester crédible, les palmarès à la con comme ça c'est risible.


Pour info juste jeter un coup d'oeil à chomsky lies : www.paulbogdanor.com/200chomskylies.pdf


Enfin quand Chomsky, qui a toujours été bien au chaud dans le système américain, se permet de critiquer Havel, qui lui a VERITABLEMENT affronté la dictature communiste, là il en
devient juste pathétique. La vieillesse est parfois un triste naufrage.



MERLIN 15/09/2010 10:30



Great thank you, good essay for you, what's it about ?



Essay writing 15/09/2010 10:11



I have been visiting various blogs for my Essay writing Research. I have found your blog to be quite useful. Keep updating your blog with valuable information... Regards



Taliesin 09/09/2010 03:34



bonjour,


très bon article, je vais de ce pas lire un ouvrage de cette homme remarquable.


Merci


MM



UN chouka 04/09/2010 20:35



Votre texte est excelent @ Leynx,mais meme un simplet comme moi, se dit parfois que les mensonges courents de la "société",sont tellement grossiers , qu'il faut etre bien endormi pour ne pas se
révolter tous les jours contre "l'ordre public"?



Leynx 04/09/2010 11:11



Le problème de Chomsky, c'est sa trop grande confiance dans la capacité de
jugement et de discernement des masses populaires de classes moyennes. Qu'il fustige les intellectuels qui n'osent pas combattre les mensonges et les intérêts des puissants pourrait être justifié
si Chomsky n'oubliait pas de dire que justement beaucoup de ces intellectuels savent de quoi il en retourne de combattre le système et ses vices. À votre avis pourquoi les élites sociales qui
sont dénoncées par Chomsky n'ont rien à craindre. Tout simplement parce que leur vraie force n'est pas dans leurs mensonges mais dans ce confort des classes moyennes à y croire. On ne peut pas
seulement mettre en cause une manipulation des idées organisée par les élites sociales ou intellectuelles et aidée par les médias. Il faut aussi responsabiliser ceux qui écoutent et qui croient
sans réfléchir parce qu'ils ont toutes les excuses possibles: pas assez de temps, c'est la vie, je ne suis pas assez intelligent, j'ai déjà trop de stress, je n'ai pas accès aux informations,
etc.


 


 


Le plus grand ennemi des classes moyennes (je n'aime pas trop ce terme parce qu'à
mon avis, aujourd'hui, le terme "classe moyenne" s'il couvre une catégorie socioéconomique ne peut plus, surtout dans les pays développés désigné une qualité de réflexion, je dirais une qualité
intellectuelle qui  serait rattachée, voire une conséquence de cette appartenance à cette catégorie socioéconomique. La diversité des origines des
penseurs, chercheurs, ingénieurs, enseignants tend à gommer cette idée de "classe socioéconomique = une limite à la pensée ou à l’instruction" .


 


 


Attention, Chomsky n'est pas un partisan des théories du complot qui sont
tellement à la mode de nos jours (et pourtant il est souvent cité comme argument d'autorité par ceux qui diffusent de telles théories et idées. Chomsky n'est pas non plus un partisan des idées de
Faurisson. Il croit simplement que Faurisson a le même droit à s'exprimer que tout autre citoyen dans les limites de la liberté d'expression accordée par la constitution française (pas d'appel à
la haine raciale, à la violence, etc.). On peut comprendre que pour Chomsky, Faurisson n'est pas un danger pour l'histoire ou la société, tout simplement parce que la vérité triomphe toujours
selon Chomsky. Essayer de diaboliser Faurisson a l'effet inverse surtout dans les milieux politiques extrémistes qui ne sont pas les derniers a chercher tout ce qui pourrait appuyer leurs idées
antisémites, anti-américaines, "antitout ce qui n'est eux" en fait.


 


 


Faurisson n'est pas un bon exemple de révisionniste. D'abord le révisionnisme
historique existe depuis longtemps. Il suffit de nouveau documents, de nouvelles technologies qui aboutissent à de nouvelles analyses des événements historiques dont les résultats vont confirmer
ou infirmer les versions et explications précédentes de l'histoire. Bien sûr, l'enseignement de l'histoire a toujours un déclic de retard causé par les problèmes techniques (rédaction, édition,
impression et livraison de nouveaux manuels d'histoire). Le problème est que Faurisson n’est pas vraiment quelqu'un d'honnête dans la méthodologie utilisée pour appuyer sa théorie: déformation
des témoignages, mauvaises analyses, occultation ou oubli des contre-preuves et contre-arguments (qui sont tous rangés dans les catégories: mensonges, aveux sous la torture, affabulations. Ce qui
est très pratique pour couper court à toutes oppositions à ses idées) et ses anciens travaux de recherches (mémoire thèse) ne font pas honneur à ses capacités d’analyse et de réflexion er ses
amitiés avec des groupuscules nationalistes (antisionistes, antisémites, antiaméricains, anticapitalistes, etc.) jettent le doute sur les réelles intentions de sont travail de révision de
l’histoire et sur les méthodes employées pour arriver à ses fins.


 


Oui, il est bon de questionner l’histoire et de la réviser quand nécessaire
(comme le disent si bien Merlin et Lejoedu91). C’est un travail sain (mais il est surprenant que Faurisson ne se soit pas attaqué à la « Légende napoléonienne » ou à la « Légende
révolutionnaire française » voire «La conquête de la Lune par les États-Unis ») mais pas à la manière de Faurisson. En fait il existe assez d’historiens d’origines sociales, raciales et
de nationalités différentes pour permettre un auto contrôle de l’histoire tel qu’elle est écrite et admise. Un exemple qui vient du Japon : si le massacre de 100 000 à 300 000 personnes à
 Nanjing /Nankin en Chine en 1937 par l’armée impériale japonaise n’est pas admis ou est minimisé dans les manuels scolaires utilisés au japon,
quelques professeurs et historiens japonais ont pourtant essayé de rectifier cette erreur mais sans succès. En fait ce sont les positions politiques et nationalistes du Japon qui empêchent toutes
avancées sur ce point sans compter que le gouvernement Chinois utilise aussi ce point de l’histoire et la position du Japon à cet égard pour renforcer un nationalisme surtout dans les classes
populaires (ouvrières et universitaires) peut être pour contrer l’intérêt de beaucoup de Chinois pour le Japon (ses hommes, ses femmes, sa mode, ses produits électroniques, etc.).  La question est pourquoi alors, Faurisson n’a pas travaillé sur la Guerre d’Algérie qui est une période  avec
beaucoup de zones d’ombres, tabou et à controverse pour la France encore aujourd’hui.


 


De plus, je trouve qu’on peu très bien détester  la politique d’Israël sans nier le fait que des personnes de religion juive (qui n’est pas une nationalité) aient été tués ou aient souffert durant la WW2 comme
on peut très bien détester la politique extérieure  des États-Unis sans pour autant remettre en cause les bonne intentions et leurs bonnes actions sur
l



UN chouka 02/09/2010 19:44



En abscence d'informatique,j'ai lu des romans .


Par exemple ,Martin Cruz Smith semble donner suite par ses thèmes a Tom Rob Smith en quelque sorte  et dans "enfant 44" écrit par ce jeune dèrnier, peut etre en 2008,j'ai pu aprécier une
dèscription du "soviétisme" des années 45/50.


Noam Chomski,pour le peut que j'en connais, fait preuve du meme réalisme ,je crois ?


Dans "état d'urgence" de feu Michael Chrichton,je retrouve mes sentiments de pèrplèxité face a la mascarade d'une cèrtaine presse sèrieuse qui donne le ton, je crois ?


Salut a vous .



MERLIN 02/09/2010 14:59



 


Je ne connaissais tout simplement pas ce passage de l'histoire, c'est aussi simple que cela.


Par contre comme tu le dis, pour créer une polémique rien de tel avec un tel sujet super sensible, et je ne peux m'inscrire aux cotés d'un Jean Marie Lepen ou d'un Dieudonné, ou d'une extrême
droite antisémite virulente !


 


Voici ce qu'en dis Wikipédia : Noam Chomsky a soutenu que la liberté d'expression devait s'appliquer à Robert
Faurisson, ce qui a créé une polémique. Chomsky a en effet signé une pétition demandant de protéger les droits de Robert Faurisson, sans soutenir ses idées.


Il a affirmé que la presse française n'a apparemment pas de respect pour la liberté de parole, et a détourné le sens de son soutien.


Je suis entiérement d'accord avec toi sur la fin de ton intervention, quand tu dis : Que ce qu'il dit soit vrai ou non importe peu, ce qui compte c'est le fait de pouvoir remettre en
question l'histoire tel que certains veulent qu'elle soit ecrite.


 



lejoedu91 02/09/2010 14:33



Noam Chomsky a prouvé qu'il etait un vrai intellectuel en prenant la defense de M. Robert Faurisson, il est interressant de se pencher sur l'acharnement médiatique et intelectuel contre cette
homme et d'autres...


M. Faurisson prouve que la liberté d'expression n'existe pas. Qu'il n'y a que peut de diffference entre aujourd'hui et le temps de l'inquisition, et surtout M. Faurisson a ouvert la boite de
Pandorre pour tout ceux qui sont a la recherche de verités.


Que ce qu'il dit est vrai ou non importe peu, ce qui compte c'est le fait de pouvoir remettre en question l'histoire tel que certains veulent qu'elle soit ecrite.


 


Je suis étonné Merlin que tu est fait l'impasse sur ce sujet, peut-etre ne voulait tu pas choquer certaine sensibilité....



zoee 02/09/2010 10:57



bonjour , c'est tellement facile d'agiter l'horreur des extremes de droite ou de gauche , mais quand tout est mis en place aujourdhui pourque cela arrive a qui la faute ? Le monde avait un espoir
avec l'election d'OBAMA mais celui-ci avec la complicite des medias est en train de dynamiter la planete , la meche ne manque plus qu'a etre allumee !! Comment en vouloir aux gens qui
emboiteront le pas des extremes , vers qui d'autres se tourner , 30 ans que les democraties se sucrent sur nos dos . en faite l'histoire de l'homme tout le monde la connait , ce sont des
cycles d'horreurs......



Strank 02/09/2010 08:45



J' adore l' état d' esprit de Chomsky , et je sais pourquoi !


Totalement en phase avec tout cela !


Bravo et merci pour ce sujet qui tombe à point nommé !


J' espère qu' au travers de cet article , cela donnera naissance à un nouvel univers neuronal qui nous préservera de bien des maux se profilant devant chacun d' entre nous .



porthault pierre 02/09/2010 08:15



As tu passe de bonnes vacances ?


 Bien , je n'ecoute plus les infos ! Tele radio ! Pour une foultitudes de raisons , ex : les infos sont desesperentes , on nous parle que de mort ! De plus on nous ment a tour de bras ,
Chomsky a raison .Car si l'on cache une verite , on ment par omission ! Les Fameux Grands Anciens en politique Blair , Bush , tous ces types de gauche comme de droite sont TOUS, je dis
bien     TOUS   menbres du gouvernement mondial !


   Alors , on est dans le " cheese" ! Sauf que , et cela j'y crois , de plus en plus de gens font une forme de blocus passif , et les " clowns" sont destabilise.UN exemple , lors du
dernier vote , 55 % des electeurs n'ont pas vote ou vote nul .Les gens seraient ils en train de se rebiffer contre le systeme , je le pense , un peu d'humour ; la tyranie c'est : "ferme ta gueule
" !  la democratie c'est : " cause toujours " !   


   A plus les potes
!                                                         
pierre



konrad 01/09/2010 17:54



Bravo,


Excellent sujet. C'est de cela dont nous avons besoin, de gens qui ouvrent des horizons dans notre pensée et notre façon d'agir. Qui nous offrent des outils de réflexion intelligents et
pertinents. L'urgence aujourd'hui est de nous sortir d'un certain état d'abrutissement et de médiocrité, relayé par les grands médias. Comme le dit Chomsky:" Essayez de penser par vous-mêmes
(...) Dès que vous lisez quelque chose d'anonyme, méfiez-vous. Soyez prêts à poser de squestions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. C'est du travail". Tout mes encouragements à
poursuivre dans cette voie.


Cordialement. Konrad.






miss gri-gri 01/09/2010 17:12



pourquoi Chomsky méprise-t-il  Havel ? c'est qqu'un de courageux qui a accepté ds responsabilités politiques, c'est là qu'on peut juger un homme, juger l'arbre à ses fruits, la position
critique en restant à l'extérieur est plus confortable. Je suis allée à Prague sous sa présidence en 1991 et je n'ai jamais vu un gouvernement aussi décontracté, proche des gens sans démagogie,
on pouvait rencontrer Havel au bistrot du coin, on rêve non ?
Le point de vue de Chomsky est intéressant pour bp de points mais ses mépris sont irrecevables.