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Le blog de Merlin...

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OVNI et toute l'actualité extraterrestre, terrestre, et intraterrestre, toutes les infos cachées et secrètes...


LES SECRETS DE KOKOPELLI…

Publié par MERLIN sur 30 Décembre 2009, 16:32pm

Catégories : #Actu Importante

 

 

J’aimerai terminer l’année avec cet article en forme de cri d’alarme, mais axé vers un positif tout à fait approprié. Il est en droite ligne de ce que doivent penser tout ceux qui ont vu le film de James Cameron : AVATAR.


terre-sterile.jpg
 

Cet article est tiré de Nexus No 65.

 

Il s’agit d’un entretien avec Raoul Jacquin, une personne qui parle comme j’aime, d’une façon brut, mais tellement juste, et censée.

 

L’association Kokopelli a été crée en France en 1999 dans le but de préserver la biodiversité à partir de semences naturelles. Aujourd’hui elle compte entre 4 000 et 5 000 variétés de légumes, de céréales, et de fleurs, et expédie ses semences dans le monde entier.

 

Voici l’interview de Nexus avec Raoul Jacquin, responsable du jardin de l’association.

 

Nexus :

Vous dressez un constat alarmiste de la situation alimentaire…

 

R.J :

Je pense qu’en Europe nous ne sommes pas à l’abri de connaître, peut etre pas les grandes famines du moyen age, mais tout est en place pour que nous soyons en état de disette, c’est évident.

 

Nexus :

Pourquoi doit on craindre une prochaine disette… ?

 

R.J :

Alors que le France est un pays de cocagne ou l’on peut tout produire, on est plus du tout en mesure d’avoir une assiette variée : Il n’y a qu’à lire les étiquettes pour constater la provenance de ce que nous mangeons.

 

En cas de vrai pandémie mondiale, avec des restrictions sur les transports, nous allons vivre une crise dramatique.

 

Si on ne met que du blé ou du maïs dans notre assiette, nous serons autosuffisants, surtout si l’on éradique une partie des troupeaux qui en consomment. Mais pour la multiplicité et la diversité biologique de notre assiette, donc de nos apports alimentaire, il est évident que nous ne sommes plus autosuffisants.

 

Plus inquiétant encore, les constructions génétiques actuelles défendues par nos gouvernements et les multinationales semencières nous placent en état d’insécurité alimentaire, en hypothéquant gravement, contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, la souveraineté alimentaire de la planète.

 

Nexus :

De quelle façon… ?

 

R.J :

Prenons l’exemple du maïs. Sans même parler des OGM, l’industrie ne produit plus que  des variétés hybrides, c’est à dire des clones.

 

Le peuplement d’un champ de maïs, c’est à peu près , 100 000 pieds à l’hectar, si l’on prend le 1er pied à l ‘entrée du champ et le dernier à la sortie, ils sont parfaitement identiques génétiquement, ce qui signifie qu’au niveau mondial, tous les pieds cultivés d’une même ( pseudo ) variété, ( elles portent désormais des numéros matricules et plus des noms ) possèdent strictement le même patrimoine génétique.

 

Si un seul plan est attaqué par une virose ou un parasite, comme les schémas génétiques sont exactement les mêmes pour les milliards de plans de cette variété sur la planète, tous les autres le seront aussi et les récoltes seront détruites ! Vous imaginez les répercutions…

 

Nexus :

Certes, c’est inquiétant…

 

R.J :

Sans compter que le plus grand danger des semences de maïs hybride est qu’elles ne sont pas reproductibles fidélement à elles-mêmes, ce qui signifie synthétiquement qu’un paysan qui prélèverait une partie de sa récolte pour la resemer l’année suivante n’obtiendra pas de récolte. Donc la encore, s’il y a un problème majeur au niveau mondial, et que les semences ne peuvent plus circuler, nous serons dans une situation de disette et de famine.

 

Et ce sera d’autant plus imparable dans les pays dits ‘’ industrialisés ‘’ que nous n’avons plus aucune porte de sortie.

 

Dans les pays qu’on voudrait ‘’ émergents ‘’, il y a encore des semences de pays reproductibles. Mais en France, par exemple les hectares de maïs reproductibles cultivés cette année peuvent se compter sur les doigts de la main.

 

Sans entrer dans les notions de nouvel ordre mondial ou de théorie du complot, on peut quand même se demander si tout n’est pas mis en place pour affamer la population mondiale, sachant que ce qui vaut pour le maïs, existe pour le blé, le riz, et le soja, quatre piliers de l’alimentation de l’humanité !

 

Nexus :

Peut on faire autrement … ?

 

R.J :

Notre maïs fait partie des grandes fiertés de ce jardin. Nous sommes dans les Alpes de Haute Provence. Tout le monde sait que ce n’est pas du tout une terre d’éléction ou de prédilection du maïs, par manque d’eau. Or, nous sommes le 31 aout 2009, après 2 mois de chaleur intense et pourtant, voilà un maïs parfaitement vert, en pleine floraison mâle et femelle, il y a fécondation , avec du pollen partout sur les feuilles, sans que nous ayons irrigué !!

 

Donc les gens qui racontent que le maïs exige au moins 3 M³ d’eau par kilo, se trompe. La raison est que l’on ne parle plus de la même chose, on ne parle plus du ‘’ maïs ‘’ en tant que plante divinisée des Amérindiens, qui avec la pomme de terre, a sauvé l’Europe de la famine.

 

Cependant, et ce depuis plus d’un siècle, l’industrie semencière a entièrement détruit cette sublissime plante et l’a transformée en une chimère génétique.

 

Nexus :

Comment le maïs est il devenu une chimère génétique … ?

 

R.J :

L’hybridation et maintenant les manipulations transgéniques, ont appauvri son patrimoine génétique à un point tel que cette plante, qui était cultivée par les Amérindiens dans les deserts, est devenue une culture strictement irriguée qui a extrémement besoin d’eau !

 

Dans notre jardin, nous prouvons que le contraire est possible. Et puisqu’aujourd’hui il faut parler de façon bassement matérielle, nous obtenons, de plus, du rendement, sur une plante qui n’a rien demandé d’autre que l’énergie du Soleil, du cosmos, et ce  qu’elle peut puiser dans le sol, sachant que nous l’avons légèrement aidée en ajoutant un peu de compost de brebis, et que les plans sont paillés pour le maintien de l’humidité.

 

Une plante, quand elle a soif, cherche à y remédier. Que fait-elle ?

Elle pousse ses racines toujours plus profondément , qui vont chercher l’humidité et les nutriments du sol. Si on l’arrose, elle n’a plus besoin de ‘’ travailler ‘’. On l’empêche alors de se développer et, de fait, plus on l’arrose, plus elle aura soif.

 

Nexus :

Donc le maïs pourrait se passer d’irrigation… ?

 

R.J :

Absolument.

C’est une plante d’avenir, surtout si on ne prélève que la partie grain et que l’on restitue au sol l’ensemble des pailles. Au lieu de destructurer les sols et  ‘’ bousiller ‘’ nos nappes phréatique, le maïs s’avère en afit un précieux reconstituant des sols, parce qu’il laisse beaucoup plus de carbonne à l’hectare qu’il n’en prélève.

 

C’est donc une plante de solution à la sécheresse, à condition que nous parlions de maïs et non pas de ce clone que vend l’industrie, qui ne mérite pas ce nom de « maïs ».

 

Nexus :

Et les tomates, un légume phare chez Kokopolli ?

 

R.J :

Cela fait 33 jours que ces tomates n’ont pas été arrosées et il n’a pas plu depuis 2 mois. Elles sont pourtant très loin d’avoir soif.

 

Nexus :

Comment expliquez-vous cela ?

 

R.J :

On a tout simplement oublié que nous vivons sur quelque chose d’  ‘’ approprié ‘’ , la Terre mère, un être vivant et nourricier , et qu’une plante ne vit pas d’une culture hydroponique et d’un raisonnement trilogique NPK 2 + pesticides.

 

Une plante se nourrit du sol et de l’air, et puisqu’on est sur ce sujet qui me tient vraiment à cœur, qui est la capacité d’une plante à s’adapter à son milieu, à comprendre, à évoluer, à co-évoluer avec son jardinier et son environnement, hé bien nous, avant de soigner les plantes, nous soignons le sol. A partir du moment ou la terre est en bonne santé, les plantes le sont forcément aussi.

 

Ce sol par exemple a été complétement anéanti et destructuré jusqu’à il y a 2 ans lorsque nous avons repris ce jardin, après 50 ans d’agriculture intensive, productiviste, chimique, tassé, compacté, complétement exsangue en humus, il ne demandait qu’à revivre, à passer du sytème anaérobie dans lequel il avait été contraint à un système de vrai sol , avec des bactéries, des vers de terre et tant d’autres choses…

 

Nous avons juste passé  une sous-soleuse, une epèce de grand couteau que l’on enfonce jusqu’à 40-45 cm, pour que l’air se réapproprie le sol, que les pluies descendent et alimentent les couches profondes…

 

C’est alors un grand levain qui se remet en place, une grande alchimie qui se prépare de nouveau  pour permettre au sol de nourrir la plante, ce dont il est parfaitement capable.

 

Et il faut sortir de cette espèce d’inféodation de la nature. Car en fait, nos plantes ici ne sont pas vraiment des plantes cultivées. Elles coopèrent avec les élèments  et nous faisons partie des élèments, nous , êtres humains.

 

Quleque part, nous pouvons considérer qu’elles ont aussi envie de nous faire plaisir, elles savent que nous avons besoin d’elles pour notre alimentation, car je pense qu’elles sont en capacité de le comprendre et de répondre favorablement à nos attentes.

 

Nexus :

Ce n’est pas le cas des plantes cultivées chimiquement … ?

 

R.J :

A partir du moment ou , comme le fait l’agriculture intensive , on exerce des moyens qui sont uniquement coercitifs, les plantes n’ont aucune envie de donner le meilleur d’elles-même. Peut être se disent elles que quitte à être assistées et contraintes à ne pouvoir vivre qu’avec des béquilles chimiques, autant aller jusqu’au bout de notre délire, donc la aussi elles ont envie de nous faire plaisir, elles abondent dans notre sens en demandant systématiquement des pesticides et des produits chimiques.

 

Les plantes peuvent se suffire de la nature , il suffit de regarder autour de nous. Aujourd’hui, les sols agricoles sont malades de l’homme. Ils ne demandent qu’un chose, c’est de produire, produire, et encore produire .

 

Le problème c’est qu’un sol en bonne santé ne rapporte rien à personne, ni aux lobbys politico-chimico-industriels, ni au Crédit Agricole qui ne peut consentir des prêts à court terme pour acheter des engrais …

 

Un sol vivant, rend indépendant ceux qui vivent dessus et, dans notre société c’est ingérable pour les politiciens de savoir que les gens peuvent se suffire à eux mêmes, donc on essaie de rendre aussi la nature incapable de s’autogérer.

 

Nexus :

Que faut il faire ?

 

R.J :

Il est essentiel de continuer à faire vivre ces variétés naturelles qui nous ont rendus indépendants et dont on est en train de priver les générations à naître. Le mot est peut être un peu fort, mais je l’assume, nous sommes dans une dictature semencière.

 

Il y a des gens en situation de monopole qui veulent aller jusqu’au bout de cette ineptie. Et ce qui me révolte le plus, c’est que nous imposons cette catastrophe à des générations qui ne sont même pas la pour s’exprimer, et qui ne pourront revenir en arrière si nous ne resistons pas.

 

Nexus :

Bien sur on va vous objecter les rendements…

 

R.J :

Alors sur ce sujet, je suis très embêté pour nos detracteurs. Ce jardin est aussi un jardin expérimental, donc nous pesons tout ce qui en sort.

 

A la fin de la recolte, d’ici un mois, nous pourrons produire des chiffres de rendement, mais d’ores et déjà nous avons des pieds sur lesquels nous avons cueilli plus de 8 kilos de tomates et il en reste encore à peu près 4 à 6 kilo, ça dépendra de l’arrière saison.

 

Ces plants vont donc rendre 12 kilos minimum, sachant que c’est un rendement net, parce que si on m’objecte celui des serres de grandes productions ou les tomates sont en hydroponie et coutent une fortune en ingénierie fossile, il va falloir intégrer ce qu’on appelle pudiquement les ‘’ dégats collatéraux ‘’.

 

En effet il faut mettre en parallèle le pseudo rendement de l’agriculture industrielle et productiviste avec les couts de dépollution et ceux induits sur la santé humaine.

 

Des professeurs comme Jacques testard ou Henri Joyeux, tendent à prouver que notre alimentation est potentiellement dangereuse pour notre santé.

 

Pierre Rabhi dit : ‘’ Avant, on se souhaitait bon appétit, maintenant, il faut se souhaiter bonne chance ‘’.

 

Lao-Tseu déjà disait :  ‘’ Que ton aliment soit ton médicament ‘’.

 

La réalité aujourd’hui, c’est que ton aliment t’oblige à prendre des médicaments. Nous sommes même obligés de consommer des compléments alimentaires. Non seulement notre alimentation est carencée, mais elle devient dangereuse pour la santé et tout prouve qu’elle l’est pour la planète.

 

Si 86% des eaux de surface sont polluées, les eaux résiduelles et les eaux des nappes phréatique aussi, il y a forcément une cause, et on la connaît en grande partie.

 

Voilà ou nous en sommes et je pense que, malheureusement, ce n’est que le début. Il faut se rappeler que tout a commencé et a été érigé en dogme pendant les 30 glorieuses, mais s’il y a un constat à faire, c’est un constat d’échec.

 

Nous sommes effectivement malades de notre alimentation et la planète l’est aussi.

 

Nexus :

Reste-il des raisons d’espérer… ?

 

R.J :

Chez Kokopelli, nous sommes très optimistes parce qu’en fait nous avons encore  toutes les solutions possibles. Il ne faut donc absolument pas sombrer dans la sinistrose, car nous sommes en passe de prouver qu’il est possible de pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement et du consommateur, et que notre aliment soit réellement notre médicament.

 

C’est aussi offrir aux générations à venir le mot ‘’ futur ‘’.

 

Fin.

 

J’aime beaucoup cette phrase du texte que je reprends donc en conclusion :

 

C’est ingérable pour notre société de savoir que les gens peuvent se suffire à eux mêmes, donc on essaie de rendre aussi la nature incapable de s’autogérer.

 

Plus d’infos ici sur le site de l’association Kokopelli :

http://www.kokopelli.asso.fr/

 

Et comme toujours c’est à vous de juger.

 

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Delta de la Lyre 01/05/2015 15:54

Merci pour ce partage par cette retranscription.

crami25 02/04/2010 07:08



L'homme n'est pas bête, et évolue en fonction de ces expériences. Il y a eu un temps de production massive, avec le progrès. Mais aujourd'hui on n'est tous en train de se rendre compte, que ce
n'est pas idéal. Même le plus gros capitaliste, est contraint d'étudier sa politique de fonctionnement pour préserver son agriculture. La miracle n'existe pas. Passé un temps si l'intelligence ne
passe pas en priorité, c'est le résultat qui en sera la cause. 


Ce qui freine l'armonie de tout ça, c'est toujours la même chose. Le nouvel ordre mondial qui nous dirige sur des projets malsain... Pourtant, l'idée d'un gouvernement mondial est bonne, mais
c'est la méthode qui est déplorable... 


Personnellement, je prends un complément alimentaire par des comprimés en multi-vitamines. Le temps que les choses changent. Il parait que les légumes perdent 60% de leur valeur nutritive, entre
la cueilliette et la mise en rayon au magasin.  



calou63 02/01/2010 11:45



@ Merlin,


 


Merci pour les corrections qui ont pu être mal interprétées de ma part. Je trouve tout de même que le texte est assez flou pour un sujet aussi grave.


Je tiens à insister sur le fait que beaucoup d’incompréhension subsiste en ce qui concerne les hybrides. Je ne cherche pas à défendre cette technologie mais il faut savoir que si au niveau
mondial, ce type de semence s’est développé, c’est par ce que il offre des avantages en terme de résistances aux maladies et sensibilité aux insectes et verse, rusticité comme levée très
régulière (vigueur de départ) et précocité (c’est-à-dire maturité pour économiser au maximum les coûts de séchage). Je vous invite à dialoguer ensemble à ce sujet !!


 


Au niveau du patrimoine génétique, il existe une multitude de variétés de maïs au niveau mondial, concurrence oblige, je ne pense pas qu’il y ai risque comme vous le dites au niveau mondial
puisque chaque firme de semence (et il y en a plusieurs, pas que Monsanto) possède sa propre base génétique. Dans ce cas il est utile d’éviter le catastrophisme annoncé de disette.


 


En revanche, et là je rejoins en partie le propos de l’auteur, il est absolument indispensable de protéger la biodiversité !! En effet le risque à mon avis est que les matières premières
agricoles se résument à quelques céréales, il en résulterait un dérèglement génétique planétaire. Il est primordial d’intégrer aujourd’hui des haies, cultures annexes et inter pour reconstituer
l’équilibre écologique indispensable à la vie des sols dans un avenir proche. Nous comprenons tardivement que le biotope apporte beaucoup à la culture comme par exemple les oiseaux des haies qui
mangent les insectes causant des dégâts.


 


Pour résumer, non à mon avis il y a peu de risque mondialement de connaître une disette car les maïs sont très différents les uns des autres hormis Le MON  810 Monsanto qui tend à se généraliser, mais soucions nous plutôt de la biodiversité. Le problème est que les gouvernements imposent de plus en plus aux
céréaliers une politique d’industrialisation et donc de prix bas ce qui va à l’encontre de nos préoccupations.


 


A propos de semences dites «  naturelles «, savez vous que la pomme de terre à l’origine avait plutôt un goût de betterave et doit sa saveur au travail de sélection, que le colza est un
croisement entre le choux et la navette donc un hybride de plusieurs milliers d’années, la carotte servait d’ornement… L’évolution des plantes s’est faite au fil des siècles par l’homme et
s’emballe trop vite aujourd’hui, et cause la peur !!


 


Merci à vous Merlin de m’avoir laisser m’exprimer librement sur ce sujet, sensible comme tu l’aurez remarqué !!



MERLIN 31/12/2009 14:51



@ Calou63,


Merci pour votre commentaire, j’aimerai à mon tour peut etre donner mon avis, et corriger
certaines incompréhensions du texte que vous avez eu apparement :


 


En 1er lieu, Raoul Jacquin et l’association Kokopelli preservent les semences naturelles, et non les semences Hybrides, manipulées, ou clonées.


 


Je pense qu’il faille comprendre plutôt que par cloné ou clone, les mots ‘’ construction génétique ‘’ et Hybride , nous parlons bien d’un croisement entre deux espèces de maïs, avec en sus une manipulation
génétique dont le maïs est victime, par les grandes multinationales semencières.


 


Et le maïs Monsanto ne peut être ressemer d’année en année.  Comme il en est de même avec toutes les semences de maïs hybride ! !!


 


Je pense également que vous avez mal interpreté les propos quand vous dites : ‘’ tous les
maïs au niveau mondial possède le même patrimoine génétique ‘’


 


Le texte dit ceci : si l’on prend le 1er pied à l ‘entrée du champ et le dernier à la
sortie, ils sont parfaitement identiques génétiquement, ce qui signifie qu’au niveau mondial, tous les pieds cultivés d’une même variété, possèdent
strictement le même patrimoine génétique.


 


Il y a une énorme différence, le texte précise bien qu’un champ de mais, possède la même
identité génétique, du 1er au dernier plan, et que tous les plans de la MEME variété au niveau mondial
ont la même identité génétique, et non pas que tous les maïs au niveau mondial ont la même identité génétique, ca n’est pas du tout la même chose.


 


Donc Raoul Jacquin a parfaitement raison quand il nous dit :


Si un seul plan est attaqué par une virose ou un parasite, comme les schémas génétiques sont
exactement les mêmes pour les milliards de plans de cette variété sur la planète, tous les autres le seront aussi et les récoltes seront détruites !


 
Grand
merci à vous toujours est il pour votre commentaire constructif, et qui se devait d’être pour une meilleur compréhension de tous.


calou63 31/12/2009 13:20



Des clones de maïs, ah tiens je ne savais pas que les producteurs de semences de maïs multipliaient des clones .
Pourquoi je m’interroge ? Eh bien par ce que je suis moi-même du métier et je connais donc bien le dossier. Attention je préviens tout de suite, n’allez pas vous imaginez que je viens
défendre les maïs OGM, Monsanto etc… Non, il existe un monde énorme entre le production écolo et Monsanto ? Et j’en fais partie. J’aimerais apporter quelques éclaircissements au texte que je
viens de lire car il contient quelques énormités. Il n’existe pas de « clone » en maïs de plein champ, le clone ne se fabrique uniquement qu’en laboratoire à partir d’une seule souche.
Le maïs hybride est le croisement entre deux maïs de type lignée – c'est-à-dire du maïs que l’on peut ressemer d’année en année – ou plus rarement d’un hybride et d’une lignée. Pourquoi le maïs
hybride est très répandu ? Celui-ci offre des caractéristiques bien plus intéressantes pour l’acheteur puisqu’il offre une bien meilleure rusticité, résistance au vent à la verse, résistance
aux maladies telle que fusariose, feu bactérien, très bonne production de pollen pour une bonne fécondation, meilleure précocité etc… et un meilleur rendement.


Je lis également que tous les maïs au niveau mondial possède le patrimoine génétique, que dire, je fais partie du groupe Limagrain société coopérative agricole française, rien que dans la région
il existe au moins 130 variétés de maïs produites cette année, imaginez le chiffre au niveau mondial, c’est un peu comme si on affirmait qu’il n’existe qu’une seule espèce ce chien au monde et
que si un seul est sensible aux tics alors tous les chiens de la planète vont disparaître.


Je ne vais pas m’étendre sur les détails techniques mais il est bon parfois de les rappeler pour le profane. Pourquoi Raoul Jacquin a de telles affirmations ? Je ne sais pas, se
nourrit il de sources non fiables ? Peut-être, mais je crains que cela nourrisse une peur en profondeur des profanes et engendre des dégâts regrettables. Mais je pense avoir l’esprit ouvert,
c’est bien pour cela que je lis tous les articles de Merlin, et j’aimerais communiquer avec les personnes ici qui le souhaite afin de mettre en place un terrain d’échange intelligent et
constructif. Je crois qu’il existe un fossé énorme entre les urbains et les ruraux qui ne représentent plus que 25% des français, le lien avec la nature s’efface et c’est à nous les agriculteurs
d’aller vers vous.


En revanche je  suis d’accord avec Raoul Jacquin à propos de la biodiversité. Moi-même qui aime la terre, les arbres, je suis désespéré de voir
des plaines immenses comme la Beauce dénuée d’arbres ou de haie. C’est évident que dans certaines régions il y a surexploitation des sols, plus de vie car compactage, monoculture, surdosage de
produits phytos, mais restons optimistes car les couverts intercultures se généralisent, les produits phytos sont de plus en plus respectueux de l’environnement, les efforts individuels se
multiplient. Je rappelle que d’ici deux ans les agriculteurs auront l’obligation de posséder un minimum d’arbres ou de haie sur leur exploitation, ce n’est peut être pas l’idéal je sais mais
c’est un départ…


Désolé de la longueur de mon commentaire, mais j’avais besoin de m’exprimer, je reste ouvert au dialogue.


 



MERLIN 31/12/2009 12:24


J'ai également oublié de mettre en lien ce SUPER article, que je conseil à ceux qui l'ont pas encore lu :

L’incroyable effet backster…partie1...


MERLIN 31/12/2009 12:22


Des infos datant du 11 décembre 2009, qui confirme les dangers de Monsanto et ses Maïs ogm.

Trois maïs OGM de Monsanto nocifs, selon une étude









Une étude publiée dans l'International Journal of Biological Sciences montre la toxicité de 3 maïs OGM de Monsanto



Gilles-Eric Séralini, un des auteurs de l'article, membre du Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique de Caen qui a participé à cette étude sur
le MON810, MON863 et NK603, s'explique:

"Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés".





"A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes", a poursuivi cet
expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'Union européenne.

Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique se sont fondés sur les relevés fournis par Monsanto aux
autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques.

Selon le Pr Séralini, les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont,
eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.

"Les tests de Monsanto, réalisés sur 90 jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des
tests d'au moins deux ans", a ajouté le chercheur. Les scientifiques demandent en conséquence la "ferme interdiction"de  l'importation et de la culture de ces trois OGM. MON810,
MON863 et NK603, "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis" notamment, précise M.Séralini. "Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans
certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés".

Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi, selon lui.







nabilkar 31/12/2009 08:31


désolé, je rectifie :

Tous mes merveilleux voeux à tous sans exception.


nabilkar 31/12/2009 08:28


Bonjour,
Merci Merlin pour cette publication. J'ai lu hier, cet article et le dossier très complet de Nexus (toujours aussi riche en informations). C'est hallucinant quand on voit que des procédés de
cultures naturelles ou se basant sur les lois naturelles de l'univers, permettant de démultiplier en qualité, en quantité et en taille, les légumes, céréales, fruits et autres plantes, existent
depuis le début du 20ème siècle! Les découvreurs de ces procédés ont été mis au banc des parias et ridiculisés quand ils n'ont pas été éliminés pour faire place nette à des entreprises ignobles
comme Mosanto qui est en train d'empoisonner la planète et avec pour conséquence (et à terme le but ultime?) d'affamer les populations y compris le monde occidental. Bravo et merci à Kokopelli, à
Pierre Rabbhi et à toutes les autres associations qui se battent pour retrouver cette symbiose avec la Terre mère.
Tous mes merveilleux à tous sans exception.