L'ultimatum de la conférence de l'ONU sur le climat pour sauver la planète :
Un an pour sauver la planète !
La communauté internationale a été prévenue ce lundi, à l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le changement climatique à Poznan, qu'elle avait jusqu'à fin 2009 pour arriver à un accord global ambitieux afin d'échapper à un réchauffement fatal.

Un sombre tableau de catastrophes naturelles…
Devant les quelque 9.000 délégués de 185 pays réunis jusqu'au 12 décembre, le ministre polonais de l'Environnement Maciej Nowicki, a jugé que «l'humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu'à ses limites». Enfonçant le clou, il a évoqué les «énormes sécheresses et inondations, cyclone dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (...) et même conflits armés et migrations sans précédent»
L'hôte polonais appelle donc à ne pas «céder à d'obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu'a prise l'humanité». A ce jour, la Chine et les Etats-Unis n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto. Seuls les 37 pays industrialisés qui l'ont fait sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.
En attendant Obama…
Tous les experts s'accordent sur l'urgence à agir. Brice Lalonde, ambassadeur de France pour le climat, affirme qu'«en dépit ou grâce à la crise, nous ne pouvons nous permettre de ralentir le pas». Il reconnaît que la conférence de Poznan est «un moment compliqué» de la négociation, tant les Etats membres sont divisés sue la conclusion du Plan climat européen et son objectif de -20% de gaz à effet de serre pour 2020.
Autre problème, celui des Etats-Unis et de sa période de transition politique. «Disons qu'il nous manque ici une importante équipe de négociateurs», regrette Brice Lalonde, en attendant l'entrée en fonction en janvier de la nouvelle administration Obama, nettement mieux disposée en faveur du climat.
Source : 20Minutes.
Pourtant on entrerait bientôt dans une ère glaciaire…
Une étude publiée par la revue Nature Geoscience, et rapportée par l'AFP, donne une preuve de plus des conséquences du réchauffement climatique.
Les scientifiques n'écartent plus la perspective d'une fonte à grande vitesse des glaces du Groenland. Elle entraînerait alors une montée des eaux qui submergeraient une grande partie des régions littorales du globe.
L'ère glaciaire…
L'équipe américaine rapporte qu'à l'ère glaciaire, la grande banquise des Laurentides (Inlandsis laurentidien) recouvrait la majeure partie du continent nord-américain. En fondant beaucoup plus rapidement que ce que l'on croyait, elle a déversé des milliards de tonnes d'eau dans les océans.
Or, cette découverte soulève de graves interrogations sur la pérennité future du Groenland. En effet, la hausse des températures de cette époque pourrait bien se reproduire d'ici la fin du siècle. C'est du moins ce que pense la climatologue Allegra LeGrande de l'Université Columbia à New York.
‘’ La fonte des glaciers était toujours apparue comme un processus extrêmement lent. Mais ces nouvelles preuves surgies du passé, couplées avec les modèles climatiques, nous montrent qu'il est tout sauf lent.’’ Allegra LeGrande, climatologue…
L'équipe du professeur Anders Carlson de l'Université du Wisconsin a fouillé les sédiments laissés par la banquise des Laurentides. Il y a environ 20 000 ans, cette couche de glace atteignait 3 kilomètres d'épaisseur.
Le réchauffement de la planète aurait été causé par une légère déviation de l'axe de rotation de la Terre, ce qui a davantage exposé la surface aux rayonnements solaires.
Selon des observations, la banquise aurait fondu en deux phases très rapides. La première, il y a 9 000 ans, a provoqué une hausse du niveau des océans de 7 mètres, à raison de 13 millimètres par an. La seconde, il y a 7 500 ans, a rajouté 5 mètres d'élévation avec 4 millimètres par an. En comparaison, le niveau des mers augmente actuellement de 3,3 millimètres chaque année.
Des projections…
Or, les projections les plus élevées du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) pour la fin du siècle sont conformes aux données connues qui ont provoqué la disparition de la banquise à cette époque.
De plus, la taille du Groenland est nettement plus petite. Pourtant, selon des estimations, sa fonte totale provoquerait une élévation de la mer de 7 mètres.
Ainsi, selon des spécialistes des sciences de la Terre comme Mark Siddall et Michael Kaplan, ces nouveaux travaux portent à croire qu'une fonte du Groenland de l'ordre d'un mètre par siècle ne peut plus être écartée.
Source : Radio-Canada. et AFP.

