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Le blog de Merlin...

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EDF confronté à la fonte des glaces ...

Publié par MERLIN sur 1 Mai 2008, 06:00am

Catégories : #Divers

                    EDF confronté à la fonte des glaces à Chamonix ... 

Le recul de la Mer de glace oblige EDF à déplacer le site de captage des eaux de fonte du glacier, qui alimente la centrale hydroélectrique des Bois.



« DEPUIS 1850, le glacier de la Mer de glace a perdu 150 mètres de longueur, tandis que son épaisseur est passée de 230 à 120 mètres. Chaque année, il perd environ 30 mètres de long et entre 4 et 6 mètres d'épaisseur » : pour Christian Vincent, chercheur du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble (LGGE), la fonte des glaces est une réalité concrète, palpable au quotidien et visible à l'œil nu.


Et ce phénomène s'accompagne de conséquences tout aussi concrètes. EDF est le premier à en faire les frais.


Le recul du plus grand glacier français, qui surplombe la vallée de Chamonix sur les flancs du Mont-Blanc, menace en effet la pérennité de la centrale des Bois, qui capte l'eau issue de la fonte de la Mer de glace. Cette centrale hydroélectrique installée au cours des années 1970 sous la Mer de glace, avec téléphérique privé, 320 marches à la verticale et une galerie souterraine de 1 700 mètres de long acheminant l'eau jusqu'à une turbine située dans la vallée, a coûté pas moins de 20 millions d'euros.


Avec une production annuelle de 115 millions de kWh par an, cette centrale permet de fournir de l'électricité à 40 000 personnes, soit l'équivalent d'une ville comme Annecy.


Or le site de captage de cette centrale, actuellement situé à 1 490 mètres d'altitude, sera à l'air libre d'ici peu. L'épaisseur du glacier, qui était de 200 mètres à cet endroit dans les années 1970, n'est plus que d'une dizaine de mètres. De telle sorte qu'entre 2009 et 2011, la glace n'y fondra plus, estiment les experts du LGGE, qui conseillent EDF à ce sujet depuis plusieurs années.
 

 

Mille mètres plus haut ...


L'électricien, qui n'avait pas anticipé cette évolution, doit donc envisager un nouvel aménagement du site. « En 1970, nous ne pensions pas que quarante ans après, le glacier serait autant remonté. Il nous faut maintenant nous adapter pour continuer l'exploitation », explique Pierre-Marie Clique, directeur délégué de l'unité de production hydraulique Alpes d'EDF.


Reste à savoir où déplacer le futur site de captage. EDF avait commencé à prospecter à 700-800 mètres en amont du site actuel. Or « à raison de 30 mètres par an en moyenne, le glacier va reculer de 600 à 900 mètres au cours des vingt années à venir », met en garde Christian Vincent, qui vient de remettre à EDF un rapport alertant l'électricien sur les risques de cette nouvelle implantation.


Après cette nouvelle déconvenue, l'électricien a donc modifié ses plans. Et Pierre-Marie Clique d'annoncer que le nouveau site sera situé 1 000 mètres plus haut, là où le glacier est épais de 200 mètres. 
 


Une production très rentable...


Trois sites seraient actuellement à l'étude dans cette zone. Le prolongement de la galerie, qui démarrera au premier semestre 2009, occasionnera un chantier de deux ans.


Il est donc vraisemblable que la nouvelle installation ne sera pas prête à temps pour prendre le relais de l'actuelle. « Si c'est le cas, nous procéderons à un aménagement provisoire en élargissant et remontant le captage actuel pour permettre à la centrale de continuer à produire », explique Pierre-Marie Clique.


Car si le coût de production de cette centrale (2 centimes d'euro par kWh) est 20 % plus élevé que pour une centrale classique, l'hydroélectricité est très rentable. Sans compter qu'il s'agit d'une installation quasiment unique au monde (avec l'aménagement d'Emosson sous le glacier d'Argentière et un autre en Norvège), qui mérite d'être pérennisée.


L'eau qui s'écoule du glacier devrait continuer à tomber de 310 mètres, de façon à ce qu'un mètre cube d'eau fondue produise 1 kWh, soit l'alimentation d'un radiateur pendant une heure. Et à l'exception de quelques baraquements pendant le chantier, les touristes qui déferlent sur la Mer de glace par le petit train à crémaillère du Montenvers n'y verront que du feu. Bien loin d'imaginer ce qui se trame dans des galeries souterraines à cent mètres sous leurs pieds.

Source : Le figaro.

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Crami25 08/03/2010 15:18


Ils ont de la chance de pouvoir monter en altitude pour péréniser leur installation, mais ils ne pourront pas toujours. Dans 30 ou 40 ans, pourront-il encore ?

On ne va pas les plaindre. En 40 ans leur installation doit être ammortie depuis longtemps.